Geo-graphikal

Un petit blog pour les amateurs de graphisme, d'inspiration géographique, asiatique et maritime, mais pas seulement ...

14 juin 2008

NYC 3 (Liberty)

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"En réalité, on ne prend pas ici, comme je l'espérais, de distance par rapport à l'Europe, on n'y gagne pas de point de vue plus étrange. Quand vous vous retournez, l'Europe a tout simplement disparu" (J. Baudrillard, 1986)

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"Les américains, eux, n'ont aucun sens de la simulation. Ils en sont la configuration parfaite, mais ils n'en ont pas le langage, étant eux-mêmes le modèle. Ils constituent donc le matériau idéal d'une analyse de toutes les variantes possibles du monde moderne" (J. Baudrillard, 1986)

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" (...) symptôme radieux de la réussite ... tout ici témoigne que la mort a enfin trouvé ici son domicile idéal (...) cette forme de civilisation, moelleuse et balnéaire, évoque irrésistiblement la fin du monde (...) Que faire quand tout est disponible, le sexe, les fleurs, les stéréotypes de la vie et de la mort ? C'est le problème de l'amérique et, à travers elle, c'est devenu celui du monde entier" (J. Baudrillard, 1986).

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"Quoiqu'il en soit, on vous sourit ici, et ce n'est ni par courtoisie ni par séduction. Ce sourire ne signifie que la nécessité de sourire (...) Il est sans arrière-pensée, mais il vous tient à distance (...) Sourire autoprophétique, comme tous les signes publicitaires : souriez, on vous sourira (...) Souriez si vous n'avez rien à dire, ne cachez surtout pas que vous n'avez rien à dire, ou que les autres vous sont indiférrents. Laissez transparaître spontanément ce vide, cette indifférence profonde dans votre sourire, faites don aux autres de ce vide et de cette indifférence, illuminez votre visage du degré zéro de la joie et du plaisir, souriez, souriez ... A défaut d'identité, les Américains ont une denttion merveilleuse" (J. Baudrillard, 1986)

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NYC 2

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"A Paris, le ciel ne décolle jamais, il ne plane pas, il est pris dans le décor des immeubles souffreteux, qui se font de l'ombre les uns aux autres, comme la petite propriété privée - au lieu d'être la façade miroir vertigineuse les uns des autres, comme celle du grand capital à New York... Ca se voit aux ciels : l'Europe n'a jamais été un continent. Dès que vous posez le pied en Amérique du Nord, vous sentez la présence d'un continent entier - l'espace y est la pensée même" (J. Baudrillard, 1986)

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NYC 1

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"Pourquoi les gens vivent-ils à New York ? Ils n'y ont aucun rapport entre eux. Mais une électricité interne qui vient de leur pure promiscuité. Une sensation magique de contiguïté, et d'attraction pour une centralité artificielle. C'est ce qui en fait un univers auto-attractif, dont il n'y a aucune raison de sortir. Il n'y a aucune raison humaine d'être là, mais la seule extase de la promiscuité" (J. Beaudrillard, 1986)

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Boston Harbour

"Une race humaine doit inventer des sacrifices égaux à l'ordre cataclysmique naturel qui l'entoure" (J. Baudrillard, 1986)

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25 mai 2008

Marcel Aymé - Le Chemin des Ecoliers

"Vaincus, Nom de Dieu. Dire qu'on en est là, nous la France. Je ne peux pas le croire. Quand j'y pense, misère, à la France, je me la revois du temps que j'étais môme, à la communale, que je la dessinais sur mon cahier de cartes. Foutue comme pas une femme au monde, avec ses belles petites formes fines, son joli museau tendu sur la mer, ses rivières bleues comme des veines de jeune fille, les préfectures et autres villes, et des voies ferrées qui partaient de Paris comme des coups de frisson"

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Thomas Bernard - Perturbation

"Quand je suis en pleine nature (...) je me dis qu'il vaut mieux ne pas être en pleine nature, quand je ne suis pas en pleine nature, je me dis qu'il vaut mieux être en pleine nature. A speculer de la sorte, je hâte ma vieillesse, je cours à ma perte (...) La liberté est comme une armure qui enserre mon esprit (...), la liberté totale que je possède et qui m'étouffe. Je suis conçu entièrement contre la réalité"

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Thomas Mann - La Mort à Venise

" (...) arriver à Venise par le chemin de fer, c'était entrer dans un palais par la porte de derrière; il ne fallait pas approcher l'invraisemblable cité autrement que comme lui, en bateau, par le large"

Posté par Supertzar à 11:22 - Spiritual Fantaisies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Karen Blixen - La Ferme Africaine

" (...) et j'étais toujours émerveillée par la belle ordonnance de mes plantations; d'un vert si frais au milieu de la plaine grise; je sentais à quel point les figures géométriques répondent à un besoin de l'esprit"

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22 avril 2008

The World Maritime System

WMS

(c) C. Ducruet / TULIP Software / Lloyd's MIU

Graph of main inter-port relations (over 50,000 TEUs) based on the circulation of fully cellular containerships in 2006.

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08 mars 2008

Incohérence cinématographique ? Les Témoins d'André Téchiné (2007)

L'une des dernières scènes du film montre nos quatre personnages principaux se retrouver dans la villa d'été au terme de leurs aventures. Ce qui m'a paru dérangeant, c'est l'appel d'Emmanuelle Béart à son mari "Chéri, tu peux m'aider pour le champagne ?" qui arrive comme un cheveu sur la soupe si l'on considère dans quelles conditions il se produit.

A ce moment, on a Michel Blanc qui sert le champagne à quatre personnes (dont lui). Emmanuelle, à ses côtés, se contente de poser les verres une fois remplis sur la table derrière elle. Son mari est occupé à nourrir ou langer le bébé au bout de la même table, à deux mètres. Au moment d'appeller son mari à la rescousse, deux verres sont déjà posés, et le troisième se remplit. Pourquoi paniquer face à une tâche si mince ? Que peut-on espérer du mari dans une telle situation ? On a une disproportion entre les raisons matérielles de l'appel à l'aide (poser un verre sur la table...) et la situation du mari à ce moment précis (éloigné, occupé).

Je m'interroge ! A-t-on ici une faiblesse, un ratage, un oubli, un mauvais calcul, ou pire encore, du mauvais remplissage ? Ou bien ce détail a-t-il une fonction particulière, comme celle de rappeler que Béart l'écrivain n'est pas à l'aise avec les choses pratiques (ex : elle s'occupe mal du bébé depuis le début), ou veut-on mettre en valeur le renouveau des relations au sein du petit couple dans un beau happy end (chéri, entraide), ou peut-être est-ce afin de créer "du mouvement", de la "sociabilité" au sein du groupe ? Dans tous les cas c'est incohérent. Cela m'a fait l'effet d'un mauvais trucage dans un film d'horreur de série B qui vous ôte subitement le goût du suspens.

Qu'en pensez-vous ?

Posté par Supertzar à 12:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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